OCR Output

36

s'enfongaient dans l'eau. «La couleur variait du gris rougeå¬
tre au grisåtre; il ne fut pas constaté de parties gris jaunå¬
tre aux autopsies. La surface de section était peu granulée,
beaucoup moins qu'aux premicres phases de la pneumonie
croupeuse. De la surface "de section presque unie, coulait,
å la pression sur le parenchyme, qui était moins cassant
que dans la pneumonie croupeuse, un fluide gris rouge
plus aqueux et plus liquide que le fluide plus épais, rougeå¬
tre ou gris jaune, de la pneumonie croupeuse. «La différence
que ces pneumonies lobulaires présentaient avec la pneu¬
monie croupeuse, était trös saillante, et les résultats de
Pautopsie furent par conséquent conformes å ceux qui ont
été communiqués d'un grand nombre d'institutions d'ana¬
tomie pathologique étrangeres: les pneumonies qui se pré¬
sentaient dans V'influenza se différenciaient au point de vue
anatomique pathologique des pneumonies croupeuses ordinai¬
res. On ne constata dans aucun cas des absces dans les
poumons malades, mais dans un cas se rapportant, selon
toute présomption, å un alcooliste, on découvrit la présence
de la gangrene.

Parmi les complications les plus communes de VF'influ¬
enza se trouvaient les pleurésies, qui parfois n'étaient pas
accompagnées de pneumonies lobulaires, mais se présentaient
le plus souvent en compagnie de ces affections. Fréquem¬
ment l'exsudation était considérable, et möéme parfois si
grande, que la pleurésie paraissait avoir plus contribué å
l'issue fatale que la broncho-pneumonie ou la bronchite
capillaire. T'exsudation offrait toujours une particularité ca¬
ractéristique. Elle n'était ni séro-fibrineuse, ni purement
purulente, mais se composait d'un meélange des caracteres
appartenant å ces deux förmes d'exsudation: elle était assez
mince, fortement trouble et opaque, et contenait une quantité
de flocons de fibrine, gris jaunåtre, ainsi que, dans ses par¬
ties plus profondes, des flocons pareils mélés d'un pus gris
jaune. Sur la plevre, principalement sur sa partie viscérale,
se trouvaient des dépöts de fibrine gris jaunåtre, tres sou¬
vent opaques, qui atteignaient d'ordinaire une épaisseur con¬
sidérable, allant méme jusqu'å des centimötres. Dans quel¬
ques cas, I'exsudation pleurétique était colossale, s'€levant
å plusieurs litres, et comprimant totalement 1e poumon
jusqu'au hile.

Plusieurs cas firent découvrir des altérations locales
dans le canal digestif, généralement en connexion avec les
altérations ordinaires des poumons, mais parfois aussi seules.
Elles consistaient en une gastrite, une gastro-entérite ou une